Découverte et origine

La Nouvelle-Zélande en quelques mots

Paysage de la ville de Wellington
Wellington, 2016

La grande histoire du miel de Manuka se comprend par son environnement : La Nouvelle-Zélande.

 

Il s’agit d’un archipel de trois îles (nord, sud et Stewart Island), l’un des derniers à être découverts (par l’Hollandais Abel Tasman en 1642). Aujourd'hui, il fait encore partie du Commonwealth et a pour chef d'état formel la reine d'Angleterre. Si la Nouvelle-Zélande est un petit pays (2.4 fois plus petit que la France), elle jouit d'une grande diversité de paysage (plages, montagnes, lacs, forêts, collines, fjords…) et d’une population très chaleureuse (les Kiwis).

 

Quelques faits marquants de ce petit mais spectaculaire pays :

  • Capitale : Wellington.
  • 1€ = 1.5 Dollar Néo-Zélandais (2017).
  • 1 Néo-Zélandais pour 6 moutons (2015).
  • 15% de la population d'origine Maori (2015).
  • ~20 séismes par jour (souvent minimes et en zones inhabitées).
  • Aucun prédateur mammifère (rat, opossum, belette, furet…) avant l’arrivée des Européens.

L'impact des Maoris

Maison de réunion Maori à Rotorua
Whakarewarewa The Living Maori Village, Rotorua 2016

Bien avant l’arrivée des premiers colons Européens, les Maoris s'installèrent en Nouvelle-Zélande (Aotearoa en Maori) depuis la Polynésie. Ces fiers guerriers connaissaient déjà le Manuka tree (arbre Manuka ou  Leptospermum scoparium).

 

Il s’agit d’un arbrisseau de la famille des arbres à thés n’excédant pas 10 mètres de haut et produisant des fleurs blanches (parfois roses) au printemps. Les maoris faisaient déjà bouillir les fleurs pour en faire un remède contre certaines maladies.

 

Dans les deux îles, les Maoris chassaient le Moa. la Nouvelle-Zélande étant heureusement dépourvue de prédateurs mammifères avant l'arrivée de l'homme, les oiseaux ont curieusement évolué. Les Moas, sortes d'énormes autruches aujourd’hui disparus, pouvaient atteindre 3 mètres de haut et ne volaient pas. Pour leur malheur, ils étaient de parfaites réserves de viande et les Maoris les chassaient en faisant brûler les forêts.

 

C'est ce qui a permis l’extension des Manuka trees. Les feux de forêt ont changé la composition du sol (faible en nutriments) améliorant la propagation de cette espèce végétale.


Découvrir le miel de Manuka

Le miel de Manuka... On en entend beaucoup parler pour ses propriétés antiseptiques mais qu'est ce exactement ?

 

Les abeilles importées dans ces îles par l’homme, raffolent des fleurs de Manuka parce-qu’elles sont chargées d’un pollen relativement spécial. De là le fameux miel de Manuka. Plutôt solide, il cristallise rapidement et possède un goût caramélisé fort ainsi qu’une légère amertume en fin de bouche. Sa robe ambrée est plus ou moins sombre et possède une texture unique : mi liquide et mi solide, parsemé de fins cristaux.

 

Il s'agit d'un des miels les plus luxueux du monde: son goût hors du commun fait frétiller les papilles et apporte une nouveauté dans les établissements gastronomiques. Délice des amateurs comme des connaisseurs, il transforme la dégustation en moment gourmand et gourmet.

 

Pour qualifier un miel de Manuka, il doit présenter un minimum de 50% de pollen de fleurs de Manuka. Sinon, il ne pourra avoir cette dénomination et sera appelé Manuka blend (mélange). Si le miel de Manuka est célèbre aujourd'hui, il le doit grâce à une propriété inédite et spéciale appelée  : "activité non peroxydique" et c'est ce qu'il vous sera révélé ci-dessous.

Les trouvailles du Dr Peter Molan

Tout miel contient des molécules de peroxyde d’hydrogène qui, par réaction ont un effet antiseptique. Ainsi, le miel s'utilise pour faciliter la cicatrisation des plaies (certains étant plus efficaces que d’autres comme le miel d’eucalyptus, de thym et de lavande). Cependant, cette molécule ne résiste pas à l'exposition à des fluides, au soleil et à la chaleur.

 

L’interaction des abeilles et des fleurs de Manuka trees change tout. L'activité antibactérienne n'est plus simplement peroxydique mais non-peroxydique. Un élément spécial, appelé Méthylglyoxal, empêche littéralement la propagation de bactéries à l’intérieur du miel. Mais comment cela a-t-il été découvert ? This is part of the Manuka honey story.

 

Peter Molan, aujourd’hui emblème de la découverte des activités du miel de Manuka, était un scientifique en biochimie d’origine Galloise. Comme la Nouvelle-Zélande présentait (et présente toujours) un des plus beaux cadres de vie du monde, il décida de s’y installer avec sa famille en 1973. Lors de ses recherches à l’université de Waikato à Hamilton (ville située dans l’île du nord à 125km au sud d’Auckland) il testa des échantillons de miel et obtint des résultats pour le moins… Troublants.

 

L'expérience visait à comparer la résistance aux bactéries de plusieurs miels (de tous types et d’origine Néo-Zélandaise). Pour cela le Dr Molan plaça un peu de miel dans des lames de microscope et patienta. Après la dissipation du peroxyde d’hydrogène (les molécules antiseptiques se trouvant chez tous les miels), un échantillon se différenciait des autres. Au microscope le cercle d’inhibition entre les micro-organismes et le miel était parfaitement rond et empêchait toute bactérie de rentrer à l’intérieur. Cette texture portait le curieux nom de Manuka honey et c'était en 1980.